Recherche bêta-lecteurs désespérément

Bêta-lecture

Bêta-lecture or not bêta-lecture ?

Il arrive un moment où la réponse à cette question devient évidente. Où la question ne se pose même plus : bien sûr qu’on va faire appel à des bêta-lecteurs. À dire vrai, il n’est même plus envisageable de s’en passer, tellement cette étape est importante dans le processus de publication d’un texte.

Mais avant d’en arriver là, il y a le doute. Et de nombreuses interrogations.

D’abord, il faut oser montrer un texte dont on sait qu’il n’est pas totalement abouti. Ce qui implique d’être prêt à recevoir des critiques. Constructives la plupart du temps, puisque vos bêta-lecteurs auront vraisemblablement à cœur de vous aider. Mais critiques tout de même.

Et je ne connais pas un seul auteur, une seule autrice, qui ne soit pas touché par une critique.

Passé ce premier écueil, lorsque, après avoir pris une grande inspiration, vous vous dites : « je vais faire lire mon texte à des bêta-lecteurs », une nouvelle difficulté apparaît.

Quels bêta-lecteurs ? Combien ? Comment trouver les oiseaux rares ?

Votre premier réflexe peut être de penser à vos proches. Ou pas. Tout dépend de la relation que vous avez avec eux, de leur intérêt pour l’écriture, de leur capacité à donner un avis un peu plus détaillé que « j’ai adoré ! » ou « bof… »

S’ils vous encouragent depuis toujours, si vous les considérez comme vos meilleurs soutiens, aucune hésitation à avoir : demandez-leur. Si ce n’est pas le cas, évitez : les critiques des proches sont celles qui font le plus mal.

Retour d’expérience

En ce qui me concerne, j’ai préféré chercher mes premiers bêta-lecteurs ailleurs. Dans un groupe d’auteurs où un système d’échange de services, de troc, avait été mis en place. Trois personnes que je ne connaissais absolument pas ont donc lu le premier tome du Chat du jeu de quilles avant publication.

L’une, qui était correctrice, m’a renvoyé le fichier annoté : elle avait corrigé les erreurs relevées à la lecture. Les deux autres se sont focalisées sur l’histoire, la façon dont elle se déroulait, l’enchaînement des événements. L’une d’elles a été très critique. Heureusement pour moi et pour mon ego, c’est son retour qui est arrivé le dernier !

Après avoir lu (et digéré) leurs remarques, j’ai retravaillé mon texte. Le résultat final était incontestablement meilleur que ce que j’avais soumis à bêta-lecture, ce qui m’a convaincue de recommencer l’expérience.

Six mois plus tard, pour le tome 2, j’ai refait appel à ce groupe d’auteurs. Mais aussi à une autrice que je connaissais IRL et avec laquelle j’avais suffisamment échangé sur l’écriture pour me sentir en confiance. Et puis une amie, grande lectrice, qui voulait savoir où j’en étais de la préparation de mon livre et à laquelle j’avais parlé de cette étape de bêta-lecture, s’est montrée intéressée. Elle a donc intégré l’équipe.

Aujourd’hui, j’ai une demi-douzaine de bêta-lecteurs réguliers. Tous n’interviennent pas sur tous mes livres, simplement parce qu’ils n’en ont pas forcément le temps au moment voulu. Mais il y en a toujours au moins trois.

Chacun-e a sa vision des choses. Se focalise sur ce qui est important pour lui/elle. Les retours sont donc tous différents, tant dans leur forme que dans leur contenu. Ce qui est certain, c’est qu’ils sont tous utiles ! Mais qu’est-ce qu’on en fait ?

Je vous parlerai de cet aspect des choses dans un prochain article 🙂

Cet article vous a plu ? Partagez-le !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.