Il est frais, mon retour de lecture, il est frais !

Retour de lecture : retravailler son texte

Il y a un mois, je vous racontais comment j’en étais arrivée à m’entourer d’une équipe de bêta-lecteurs. Voyons maintenant ce que je fais de leurs retours de lecture !

D’abord, l’attente…

Le temps qui sépare l’envoi de son texte aux bêta-lecteurs de la réception de leur retour de lecture est toujours trop long. En tout cas pour moi ! Quand j’ai cliqué sur le bouton « Envoyer » de mon logiciel de messagerie, je voudrais voir arriver une réponse dans les jours qui suivent.

Malheureusement, ce n’est pas possible : mes bêta-lecteurs ont une activité professionnelle propre, qu’elle tourne autour de l’écriture ou de tout autre chose, et ils ne peuvent pas la mettre en pause pour se consacrer à mon livre toutes affaires cessantes…

Il faut donc s’y prendre à l’avance !

Petit décompte : entre l’envoi du document et le retour de lecture, il faut bien compter trois semaines. Ensuite, je dois retravailler mon texte. De façon plus ou moins importante selon ce qui a émergé. Pour ne pas être prise au dépourvu (il m’est arrivé de changer de fond en comble la structure du récit), je dois là encore prévoir deux ou trois semaines. Reste ensuite la phase de correction avant de pouvoir passer à la mise en page (ou plutôt les mises en page, puisque celle de la version numérique et celle de la version papier sont différentes) avant de pouvoir publier.

L’envoi aux bêta-lecteurs doit donc avoir lieu au moins un mois et demi avant la date prévue de publication lorsqu’il y en a une.

Et maintenant, j’en fais quoi ?

Chacun-e a donné son avis. On vous conseille peut-être d’alléger certaines parties (ou au contraire de détailler certains passages). On vous dit que tel personnage manque d’épaisseur (ou au contraire qu’il prend trop de place). L’un apprécie particulièrement le dernier chapitre… là où un autre le trouve de moins bonne qualité que le reste !

En clair, soyez certains que vos bêta-lecteurs ne seront pas tous d’accord.

Dès lors, que faire ?

Personnellement, je vois assez vite ce qui me parle. Ou pas. Je sais aussi ce que j’ai eu envie de dire ou de montrer. Je connais mes partis pris. À partir de là, je fais des choix.

Si quelqu’un a pointé du doigt ce que je considérais déjà comme une faiblesse de mon texte, je n’ai aucune hésitation : il faut prendre cet avis en considération. Et transformer ce qui doit l’être.

Si ce qu’on reproche à mon texte répond au contraire à un parti pris assumé, je m’en explique auprès du bêta-lecteur. Et, surtout, je ne vais rien changer !

Il m’est arrivé aussi qu’un retour de lecture m’ouvre les yeux sur quelque chose que je n’avais pas vu… et qui d’un coup m’est apparu totalement évident ! Le tome 2 du Chat du jeu de quilles a ainsi connu un changement radical de structure.

En tout état de cause, il y a ce que je suis prête à sacrifier (ou à modifier) et ce à quoi je tiens trop pour accepter de changer la moindre virgule.

Après tout, c’est moi l’auteur. Il est normal que j’aie le dernier mot, non ?

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