L’histoire d’après

 

Voir toujours plus loin
Le premier livre qu’on écrit, c’est toute une aventure. Un projet fou, pour ne pas dire pharaonique. Un sommet à gravir. Un but qui paraît tellement inaccessible qu’on a du mal à s’imaginer l’atteindre… et encore plus de mal à en imaginer la suite !

Alors quand le livre est enfin là, en chair et en os (ou plus exactement en encre et en papier, ou en octets), on se sent vide. Comme abandonné. Bien sûr, il y a la promotion du livre à assurer, sa distribution… mais cela aussi n’a qu’un temps.

Si vous êtes l’auteur d’un seul livre, vous vous arrêtez là. Parce que vous avez dit ce que vous vouliez dire. Parce que vous avez accompli ce que vous vouliez faire. Atteint l’objectif que vous vous étiez fixé.

Mais si vous êtes un écrivain, vous n’allez pas en rester là. Parce que vous ne pouvez pas imaginer ne plus écrire ! Mais écrire quoi ? Rebondir après un premier texte peut ne pas être évident.

On dit qu’apprendre une langue étrangère lorsqu’on ne parle que sa langue natale est extrêmement difficile, mais que dès lors qu’on en parle deux ou trois, en apprendre une nouvelle est presque une formalité. Je suis persuadée que c’est vrai. Parce que pour la première langue étrangère (comme pour le premier livre !) on est écrasé par la taille de la tâche. Alors que pour les suivantes, on relativise : puisqu’on a réussi une fois, pourquoi pas deux ? Puis trois, puis quatre, puis…

Avec les livres, c’est la même chose. Après le premier, vous savez que vous êtes capable d’aller au bout. Et que pour écrire le deuxième (puis le troisième, puis le quatrième, puis…) il n’y a « plus qu’à ».

Mais vous savez aussi (vous l’avez appris en cours de route) que pour écrire, comme pour pratiquer la course à pied ou le tennis, rien ne vaut la régularité. Alors ce n’est pas parce que vous êtes occupé à relire ou à promouvoir un livre que vous devez arrêter d’écrire.

Passez à l’histoire d’après !

Les idées sont là. Elles n’attendent pas que vous ayez du temps pour apparaître. Et c’est tant mieux ! Vous ne les notez pas au fur et à mesure ? C’est une erreur ! Même les meilleures idées finissent par s’envoler.

Alors notez les bribes d’intrigue qui vous viennent à l’esprit, les sujets sur lesquels vous avez des choses à dire, croquez les personnages qui s’invitent sur vos écrans intérieurs… Ayez toujours un pied dans le livre suivant. Comme à vélo, c’est grâce à ce mouvement que vous conserverez l’équilibre. Ainsi quand vous parlez de votre dernier livre, vous êtes déjà occupé à écrire le suivant.

Si écriture et promotion se succèdent pour un même ouvrage, elles se juxtaposent aussi.

L’écrivain serait-il condamné, comme le joueur d’échecs, à voir toujours plus loin ?

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mai 15, 2014

  • j’ai pas ce problème même si j’ai pas encore écrit de roman que j’ai publié mais j’écris depuis petite et pour l’instant j’écris de nouvelles et ça me permet justement d’écrire une nouvelle puis passer ensuite à une autre nouvelle et autre histoire ^^ je note toutes mes idées et j’ai un trop plein d’idées que j’ai de quoi écrire pour au moins quelques temps encore en plus j’ai aussi des idées de romans quand je me sentirai prête etc

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