Marathonienne et fière de l’être !

Il y a quatre mois, dans l’article sur mes projets 2018, j’évoquais cette envie qui me titillait de tenter de courir un marathon. À l’époque, ce n’était encore qu’une vague idée. Un truc un peu fou, qui me semblait trop gros pour moi.

Aujourd’hui, c’est du passé. Avant-hier, très exactement, j’ai couru 42,195 km en 4 h 44 min 17 sec. Mais laissez-moi vous raconter…

J’y vais ou j’y vais pas ?

Il m’a fallu un mois environ pour prendre vraiment la décision de participer à une telle course. Un mois pendant lequel je me suis beaucoup documentée sur Internet. Où j’ai commencé à me faire une idée de ce que cela impliquait en termes d’entraînement, aussi bien physique que mental.

La première personne à laquelle j’ai parlé de ce projet a été mon ostéopathe. En me disant que sa réaction allait conditionner la suite. L’air confiant avec lequel il m’a dit : « C’est une bonne idée » a définitivement fait pencher la balance du côté du « j’y vais » 🙂

Restait à choisir l’épreuve à laquelle je participerais. J’ai opté pour la plus proche de chez moi : le marathon d’Albi. Je connaissais déjà le parcours, je savais que deux côtes, sur la fin, allaient m’en faire voir, mais il avait lieu au printemps et puis c’était le quarantième. Il y avait un anniversaire à fêter.

Dix semaines d’entraînement

La décision prise, il a fallu que je me fixe un planning d’entraînement. Là encore, Internet m’a fourni tout ce dont j’avais besoin. Des plannings sur huit, dix, douze semaines. À trois, quatre ou cinq sorties par semaine.

Sur les conseils de mon ostéopathe, je suis restée à trois sorties par semaine. Deux courtes (de dix kilomètres) et une longue (entre treize et vingt et un kilomètres). À petite vitesse le plus souvent, avec des séries de fractionné.

J’ai fait ma dernière sortie cinq jours avant la course, vu l’ostéopathe juste après (qui m’a trouvée en pleine forme 😉 ) et ai fait le plein de glucides et de sels minéraux les deux derniers jours.

Le jour J

Départ à 8 h 30. Impossible pour moi de manger trois heures plus tôt, comme tout le monde le préconise, mais j’ai quand même fait l’effort de petit-déjeuner à 6 h.

La météo prévoyait de la pluie, surtout après 11 h, mais comme il ne faisait pas trop froid, j’ai choisi de partir en tee-shirt et bermuda. Avec une casquette imperméable. Ce choix s’est révélé parfait.

emojis marathonLes vingt premiers kilomètres ont été faciles. J’ai même pu discuter avec deux concurrentes, qui m’ont accompagnée à tour de rôle. Un rythme régulier, des ravitaillements légers tous les cinq kilomètres, deux longs tunnels que je connais par cœur… RAS !

À 25 km, la fatigue a commencé à se faire sentir. À 28, la pluie est arrivée. Elle ne m’a plus lâchée jusqu’à l’arrivée. C’est là que la casquette a fait merveille ! Pour le reste, regardez cette image que j’ai vu passer à plusieurs reprises sur mon mur Facebook : à partir de 30 km, je valide tous les émojis

À 38 km, j’ai commencé à me dire que j’irais jusqu’au bout quoi qu’il arrive. En rampant s’il le fallait ! À 40, comme par magie, mes jambes ont retrouvé du tonus. En entrant sur le stade, je me suis dit : « Putain, je l’ai fait ! » et j’ai versé quelques larmes. De hargne, de joie, d’épuisement ou de satisfaction, je ne sais pas trop. Mes neurones n’étaient plus vraiment en état de fonctionner (cf l’émoji 38 km). Et puis, j’ai passé la ligne. Temps officiel : 4 h 44 min 17 sec.

Je suis une marathonienne. Ça n’a (presque) rien à voir avec l’écriture, mais j’en suis fière et j’avais envie de vous le raconter 🙂

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mai 1, 2018

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